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27.11.2009

Coups de pieds politiques en Île-de-France !

La Région Île-de-France semble être un cas particulier. Elle fait l'objet des pires velléités partisanes, car elle est la 1ère région d'Europe.

Du coup, la gestion des grands projets est quasi immobile depuis les années 60, époque des Villes nouvelles. Depuis 1980, quelles grandes infrastructures de transport par exemple ? la ligne 14 et le RER E... c'est faible.

Alors qui porte la responsabilité de l'immobilisme en matière de grands projets?... Le Président de la république, son gouvernement et sa majorité. Leurs agissements (ajout de structures, tentative de recentralisation du pouvoir, blocage de l'application du schéma directeur de la région, guéguerre de syndicats par ses amis politiques...) bloquent l'évolution de notre Région, malgré les nombreuses initiatives de nos élus régionaux, rassemblement pluriel de la Gauche, conduits par Jean-Paul Huchon.

 

Explications :


Le Président de la république, son gouvernement et sa majorité bloquent les transports et l'aménagement du territoire !

Les transports franciliens :

La Région est responsable du Syndicat des transports d'Ile-de-France (STIF) seulement depuis 2004. Le STIF, c'est l'autorité administrative chargée des transports franciliens. Cela signifie que la Région n'a le pouvoir en matière de transport que depuis 5 ans, c'est peu. Nous pouvons donc clairement dire que les gouvernements successifs n'ont pas assumé leur responsabilité. Mais l'Etat ne suit pas en terme de financement, pire encore, le gouvernement a passé en force en octobre un texte retirant des fonds au profit de la RATP pour ses investissements à l'international...

L'aménagement du territoire francilien :

Le schéma directeur de l'Ile-de-France (SDRIF), qui fixe le plan et les objectifs des élus en matière de logements, d'emplois et d'urbanisme pour les vingt-cinq ans à venir a été voté par la Région en juin 2009 après une réelle concertation entre de multiples acteurs du territoire.Ce schéma propose une métropole compacte avec une densification économique et résidentielle de la première couronne, ainsi qu'une intensification des transports collectifs dans toute la banlieue.

La partie des transports s'appuie sur les métros, le RER et des tramways.

Sur les transports, la Région attend toujours que l'Etat mette sa part de financement pour boucler le budget et poursuivre les travaux commencés.

Sur l'aménagement du territoire, Matignon refuse de transférer le plan au Conseil d'Etat et bloque ainsi l'application du schéma directeur.

 

Le Président de la république, son gouvernement et sa majorité veulent diriger en direct l'Île-de-France

En 2008, bizarrement après la claque de la droite aux municipales parisiennes, Le Président de la République crée le secrétariat d'Etat au développement de la région-capitale. Christian Blanc est choisi pour reprendre en main la gestion et l'avenir de la région.

Ce secrétaire d'Etat a travaillé, auditionné et il en ressort... un métro automatique pour 2030... avec surtout un projet centralisateur où l'Etat sera majoritaire aux dépens de la région. Un projet qui accorde également un droit de préemption pour l'Etat sur les terrains situés autour des gares (des endroits où le foncier va grimper...). C'est une volonté réelle de mise sous tutelle et de spoliation de notre région ! Ce projet est présenté actuellement à l'Assemblée nationale pour en faire une loi !

 

Le Président de la république, son gouvernement et sa majorité tente de casser l'entente entre les collectivités franciliennes

Paris Métropole, syndicat mixte, a été mis en place à l'initiative du Maire de Paris, Bertrand Delanoë pour trouver, à l'échelle de la première couronne, des solutions à la demande de logements, de transports, et l'espace nécessaire à des projets d'urbanisme ambitieux et la création de pôles de recherche. Dès 2006 des contacts sont pris entre toutes les communes. Maintenant, Paris Métropole est né : syndicat mixte ouvert qui compte déjà 99 adhérents de tous bords politiques.

Mais voilà qu'il y a moins d'un mois sort, à l'initiative de Patrick Devedjian, fidèle lieutenant de Nicolas Sarkozy, une nouvelle association d'élus, concurrente directe de ce syndicat : Île-de-France Métropole.

Le but est clairement de semer le trouble, et de limiter les initiatives concrètes et constructives dans la région.

 

Tous ces éléments montrent clairement que Nicolas Sarkozy tente une reprise en main par lui-même de la Région Île-de-France en matière de transport et d'urbanisme pour imposer la promotion de quelques pôles supposés d'excellence quitte à abandonner les autres territoires. C'est une atteinte à la décentralisation, à la démocratie territoriale.

L'Etat pourrait être un partenaire efficace dans une région si importante, surtout que les élus franciliens, pour la plupart, cherchent le bien commun et proposent des choix d'avenir. Mais le despotisme du Président de la République ne va pas dans ce sens.

Les élections régionales seront un test grandeur nature sur ce que nous voulons, Franciliens, en terme de pouvoir dans la gestion de notre région.

Je ne doute pas qu'une majorité montrera son attachement à une région attractive, solidaire, écologique, démocratique.

Je ne doute pas qu'une majorité sanctionnera le gouvernement et le Président de la République pour leur inaction et les blocages systématique qu'ils font à la politique régionale.

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